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vacances dans les Cyclades

Athène: premier jour / dernier jour NaxosAmorgosSantorin

ATHENES : la balade du Lonely

Originellement, on devait directement enchaîner l’avion avec un ferry. Oui mais voilà : la semaine précédant le départ, une charmante hôtesse de Blue Star Ferry m’a appelé pour me dire que notre ferry, initialement prévu à 17h, était décalé à minuit dix. Pourquoi ? Ben c’est le premier Mai, et le premier Mai, les bateaux, ils naviguent pas. Bon, pas de panique, le bateau arrive au petit matin, et on a une demi journée à Athènes. Finalement, ça se goupille pas si mal (Sauf que. Sauf qu’on voulait aller directement à Amorgos, en bout de ligne, et que là notre bateau s’arrête à Naxos, on va donc paumer dans l’histoire a minima un jour de transport. Mais bon. C’est la vie). Bref. Bon an mal an, on arrive donc à Athènes en début d’après midi, mais là, le drame continue, puisque le métro qui devait nous déposer de l’aéroport au centre ville est hors service jusqu’en 2018 pour causes de travaux. Pas de panique : il y a un bus qui nous amène à la place Syntagma, qui est la place centrale d’Athènes (et qui – rien à voir – est bordée par l’assemblée nationale). Et c’est justement là que débute une superbe balade à travers le vieux Athènes, proposée par notre bon guide le Lonely Planet. Elle est pas belle la vie ?
Suivez le guide !
le jardin national, à côté de la place Syntagma et de l'assemblée nationale
La place est bordée côté assemblée nationale par un immense jardin, qui marque le début de notre balade. Y’a des palmiers et d’autres plantes exotiques, il fait super beau … on pourrait être dans un pays tropical ! Sauf qu’à un endroit il y a les anciens termes romains (qui font somme toute moyennement tropical, mais bon). Au bout du jardin, il y a un immense espace vide. Tout à fait vide ? Non, je ne crois pas.
le temple de Zeus Olympien
Puisqu’il contient les ruines du temple de Zeus. Il s’agit en vrai de quelques immenses colonnes au milieu d’un grand espace vide ; c’est quand même sympa. Le temple est bordé par la porte d’Hadrien, assez bien conservée. De là, le chemin nous ramène directement sur l’Acropole.
la rue qui quitte le temple de Zeus et la porte d'Hadrien
Le quartier est plein de petits restos et bars, et est extrêmement sympathique. Y’a notamment une église perdue au milieu des bâtiments. Après ça, le chemin monte tout raide jusqu’à longer la colline de l’Acropole. On avait prévu de visiter l’Acropole lors de notre dernier jour de vacance, et ça tombe assez bien : comme c’est le premier Mai, l’Acropole (et tous les musée athéniens) est fermée.
A ce niveau là commence un quartier magnifique, qui fait immanquablement penser à un petit village des Cyclades (même si on y est pas encore allé) : petites maisons blanches, toits et portes bleues, rues étroites et labyrinthiques, hordes de chats errants. Classique quoi.
le petit quartier d'Anafiotika, sur les pentes de l'Acropole
église dans Anafiotika, vue sur la colline de Likavittos
Suite à quoi le chemin de la balade redescend vers le centre, plus précisément vers l’agora romaine.
Agora :  L’agora était à l’antiquité le lieu de rassemblement, le centre de la vie sociale et démocratique, où il y avait notamment le marché. Une fois que les romains ont soumis Athènes, ils ont purement et simplement déplacé le marché sur cette place … d’où l’agora romaine, par opposition à l’agora antique (qui est située un peu plus loin).
l'agora romaine
la tour des vents, dans l'agora romaine
Bon, après on se paume un peu (notamment dans le coin de l’agora antique, assez sympa et blindée de restos). On arrive finalement à une deuxième place d’assez grande importance : Monastiraki. Elle n’est d’ailleurs pas très éloignée de Syntagma. De là part un quartier piétons très sympa, même si extrêmement touristique, et qui est assez grand. C’est là que nous trouvons notre pitance du soir, à To Kafeneio, petit restaurant convivial sur les pentes de l’Acropole, ce qui nous permet d’avoir une super vue. En même temps, l’Acropole, on la voit que quasiment partout à Athènes.
l'Acropole
On prend quelques petite plats (des Mezzé quoi).
Mezzé :  On en trouve facilement en France dans n’importe quel restaurant libanais. Le principe est en fait relativement con : il s’agit d’un ensemble de petits plats qui permettent de goûter pas mal de trucs en un repas. Bien entendu, on trouve quasiment que ça en Grèce … comme si c’était eux qui l’avaient inventé !
Nous retournons ensuite à Monastiraki pour prendre le métro … mais y’a pas de métro. Ben non, on est le premier Mai, et le premier Mai, les métros, ils roulent pas. On va alors à Syntagma pour choper un bus, mais il faut vite nous rendre à l’évidence : les bus, le premier Mai, ils roulent pas tous. On fini par arracher de haute lutte un taxi à un groupe de d’jeunes, et nous voilà partit pour le Pirée.
le bateau qui nous emmène à Naxos
Le Pirée, c’est ni plus ni moins que la banlieue d’Athènes ; à peine 10 Km du centre. L’endroit est très impressionnant : partout dans l’eau sont garés des espèces d’énormes tanks de plusieurs étages, qui surplombes la plupart des bâtiments alentours. Ils appellent ça « des bateaux ». En fait, je suis quasi sûr que ces trucs roulent sur le fond de l’eau. En toute cas, ils connaissent pas le roulis. C’est déjà ça.

NAXOS : visite d'Hora Naxos

L’arrivée s’effectue à 5h30 du matin. Ca fait quand même un peu mal. Le port principal de Naxos s’appelle Hora.
Hora, ou Chora, ou Kora :  Les Horae étaient des déesses grecquent contrôlant l’ordre de la vie ; est-ce que ça explique pour autant pourquoi la majeures parties des grandes villes des îles des Cyclades portent ce nom ? Non, bien entendu. Mais c’est pourtant le cas. Aussi vrai que les noms des îles se terminent toujours par « os ».
Notons aussi le fait que l’orthographe peut différer, et que le prononciation du mot (quelque soit l’orthographe) peut être « Hora », « Kora », ou encore « Rora ». Je suis partit sur « Hora », ça me rappelle la danse su même nom.
Notons enfin qu’au lieu d’utiliser « Hora », on peut aussi utiliser le nom de l’île directement pour désigner la capitale.
Des hordes de commerciaux (bon, okay, ils étaient trois) essaient de nous fourguer leurs hôtels tout miteux, mais nous les ignorons superbement. Nous avons choisi de tenter notre chance à l’hôtel Grotta, qui a les faveurs du Lonely Planet et du Guide du Routard.
arrivée à Hora au petit matin
On s’est quand même pas mal perdu, mais on arrive finalement à l’hôtel que l’on voulait, et qui est perché sur la falaise. Petit soucis : à 6 heures du mat, l’hôtel est endormi, y’a personne pour nous accueillir. Qu’à cela ne tienne ; nous allons en profiter pour faire une balade matinale dans le dédale labyrinthique du katro.
Kastro :  Ca veut simplement dire « château ». Vous me direz, oui, mais y’a pas de château à Hora Naxos. C’est simplement qu’y en a plus. Quand les vénitiens se sont emparés de la région, chaque potentat a voulu construire sont petit château vénitien (généralement sur une colline). Un katro, c’est donc avant tout une demeure vénitienne. Il y en a à travers toutes les Cyclades. Il en reste pas grand-chose à Hora Naxos (quoiqu’il y en ai un autre plus haut dans la montagne), mais on devine quand même des remparts en regardant bien la ville de loin.
balade matinale dans les rues du kastro
C’est franchement sympa ; les rues sont vides, les murs sont blancs, les ruelles étroites, et il est assez facile de se perdre. C’est comme dans les guides touristiques. Au bout d’une heure, on revient quand même à l’hôtel histoire de. On arrive enfin à s’enregistrer ; nos hôtes (un père et sa fille) sont extrêmement sympathiques, et nous offrent même le petit déjeuner. Ensuite … ben c’est la sieste jusqu’à midi. C’est pas une tradition grecques, mais les bateaux, c’est pas le top pour dormir.
notre petit hôtel sur la falaise
L’après midi nous voit sur le port de Hora. Il y a une enfilade de restos et magasins qui n’est pas sans rappeler la côte d’azure. Ca fait très balnéaire quoi. On se choisi une petit resto (recommandé par le guide, bien entendu) : le « Mezze 2 ». On se dirige vers quatre ou cinq plats, avant de finalement commander une salade et un poisson. Grand bien nous en a pris ; après la salade, j’avais déjà plus faim ! Il s’agit d’une salade Naxos, donc une spécialité locale. Des tomates fondantes en bouche, du concombre, de la tapenade, du fromage mou de Naxos, des olives, et au fond du pain imbibé d’huile et d’herbes. Sans mentir la meilleure salade qu’on ai mangé en Grèce. Allez. La meilleure salade qu’on ai mangé de toute notre vie (sans compter les salades lyonnaises, fô quand même pas charrier lol). Le poisson est du calamar (ou de la seiche ?) farci au fromage et aux tomates. Délicieux.
repas sur le port : salade de Naxos et poisson farci au Mezze 2
Ensuite, nous entamons un petit tour vers Agios Georgios, la plage d’Hora Naxos.
Agios :  Apprenons le grec avec Manu. Agios, ça veut dire « Saint ». Agios Georgios, ça veut donc simplement dire « Saint Georges ».Ce qui veut tout et rien dire, étant attendu que la plupart des endroits (plages, églises, monastères, places) ont des noms de saints. Ben là en l’occurrence c’est une plage.
La plage est située assez près du port, et bordée par un impressionnant quartier d’hôtels. Elle est assez sympa cette plage, et pour le coup pas spécialement peuplée. Le temps d’une petite sieste (ben là pour le coup c’est bon : c’est la bonne période. D’ailleurs tout est fermé en Grèce entre 14h et 17h), et nous voilà repartis.
la plage Agios Georgios
On se refait une visite un peu plus poussée des ruelles du kastro. Poussées jusqu’à l’église catholique, tout en haute de la colline, qui est bordée par les tours encore debout du château vénitien. C’est toujours aussi sympathique, même si cette fois-ci il y a plus de monde. On croise même des restaurants ou des superettes qui envahissent complètement la rue ! On voulait aussi faire le musée Mitropolis, qui abrite les fragments d’une citée mycénienne, mais il a le mauvais goût de fermer à 15h.
balade digestive dans le labyrinthe de rues du kastro
les rues du kastro
Du coup, on en profite pour aller se balader sur la presqu’île de Palatia, qui est à l’autre extrémité du port. L’île abritait le temple d’Apollon. Je dit abritait, parcequ’il ne reste désormais que la porte du temple, qui a été redressée. Cette porte est devenue l’emblème de l’île ; on la retrouve notamment sur les étiquettes des bouteilles de vins produites sur l’île. Ca fait une balade sympa, et on a une belle vue sur Hora.
visite de la presqu'île de Palatia, et du temple d'Apollon
On rentre ensuite à l’hôtel pour profiter de la piscine à bulle et du jacuzzi (tant qu’à faire !). Pis quand on a bien rouillé, on décide de rejoindre le port pour un petit dîner tranquilou. On commence par un petit cocktail sur le port, on profite qu couché de soleil. Puis on se faite un petit gyros.
Gyros :  C’est la base du fast food grec ; on en trouve absolument partout. En vrai, c’est ni plus ni moins un kébab : de la viande d’agneau coupée en tranche, avec des légumes. Les Grec y mettent de la tomate, de l’oignon, et parfois du tzatziki.
Tzatzíki:  Une autre spécialité grecque que l’on trouve absolument partout (dans les restaurant, c’est une entrée ou un mezze). C’est composé de yaourt de chèvre ou de brebis, de concombres (soit en purée, soit en fines tranches), d'oignons et d'ail. Y’a quand même pas mal d’ail. A noter que certains tzatziki arrachent un peu.
soirée sur le port
Y’a grosse effervescence sur le port ; tous les grecquent regardent la finale de la coupe de foot de Grèce, qui oppose le Panathinaïkos (équipe certes athénienne, mais qui est en fait l’équipe des îles) et une équipe lambda. Le Panathinaïkos se prend une grosse branlée. On fini par une waffle (une gaufre) avec chocolat, deux boules de glaces, encore du coulis de chocolat, et de la chantilly. C’est bien entendu une énorme tuerie ; impossible de la finir.

NAXOS : balade dans la montagne

Le matin, levé à l’aube (10h) ; aujourd’hui, nous avons l’intention de visiter le centre de l’île (la plaine de la Traghéa). Pour cela, nous allons louer un véhicule à l’une des 678 agences de locations qui parsèment Hora. Nous allions partir sur un scooter tout ce qu’il y a de plus simple, mais quand le type me demande si j’ai déjà conduit un scooter. Bien sûr que j’en ai déjà conduit. Une fois, en Thaïlande. Sur ce, le type devient ‘achement plus hésitant, me dit qu’aujourd’hui il y a du vent, et que c’est compliqué, voir me propose un quad (on trouve beaucoup de quad et buggy dans les locations). Bien entendu, j’insiste pour avoir mon scooter. Le type de la location nous regarde partir comme si il n’allait jamais revoir son véhicule.
notre bolide
La route vers Halki (ou Kalki), le petit village historique vers lequel on se dirige, est sublime. Malgré le fait que l’on ai manqué la route pittoresque. Déjà, on est relativement seuls sur la route. Ensuite, on monte lentement sur la colline derrière Hora jusqu’à avoir une superbe vue, puis on a droit à des paysages montagneux très sympathiques.
vue sur Hora Naxos
On fini par arriver dans le petit village de Halki, que la route traverse en un rien de temps. On dépose le scooter à la sortie de la ville, dans un terrain vague. Le guide nous affirme que c’est sans danger, et qu’il s’agit d’un endroit recommandé pour garer son véhicule. Je dois quand même me trimballer les deux casques de moto. Halki est un mignon petit village, la place centrale est toute petite (donc toute mignonne).
place centrale d'Halki
On fait rapidement le tour du village, mais bon, tout est fermé (y compris la distillerie de Kitron, la liqueur locale. On y reviendra). On décide alors de tenter une balade dans la montagne. Notre hôtesse à la Grotta nous a gracieusement prêté un guide des balades, et celle-ci a un nom évocateur (Dream Path). Nous voilà donc entre train de suivre de vagues indications (style : après l’église saint machin, tournez deux fois à droite et une fois à gauche), pour monter dans la montagne ver le village de Moni, puis redescendre.
le chemin qui monte vers Moni
même chemin, un peu plus loin
On ne se perd presque pas (petit passage compliqué à la sortie de Halki, mais on retrouve la route dans le village de Kaloxylos), mais c’est pas évident. La raison principale, c’est que ce que les grecs appellent un chemin balisé, moi j’appelle ça tout juste un vague sentier. Dans le meilleur des cas. Cela dit, ça donne une balade extrêmement sympathique et variée, entre les sous bois, les callasses et les prés. Le chemin fourmille de petits lézards verts, qui effraient Audrey (à cause d’une vague histoire de plat de lézards empoisonné). Et aussi de plus gros lézard gris (qui font quand même quasiment 30 cm de long, et pour le coup c’est plutôt moi que ça effraie).
champs d'olivier
la montagne
On a en sus droit à de magnifiques paysages, entre montagnes, champs de vignes, champs d’oliviers et prés. Il y a aussi moult églises disséminées par ci par là. Drôle d’idée de construire une église dans un coin perdu au milieu de la montagne, sans route ni sentier. Une théorie dit que les grecs ont d’abord construit les églises, puis qu’après ils veulent éventuellement construire la ville autour. Ca vaut ce que ça vaut.
On arrive finalement à Moni, qui est un sympathique petit village à flanc de montagne, avec des rues qui montent et qui descendent (logique). Ce qui est amusant, c’est que le sentier que l’on a suivi c’est transformé de façon très naturelle en rue du village. Ca donne une vague idée de l’étroitesse des rues. Le temps de boire un coup dans un bar avec vue sur la vallée, et on redescend. Mais pas tous seuls, puisqu’on a rencontré dan le bar un sympathique allemand du nom d’Andreas, qui suit le même chemin que nous.
Manu et Andreas
Premier arrêt à l’église de Panagia Drosiani, juste en dessous de Moni. Selon le guide, c’est l’une des plus ancienne et plus vénérée église de Grèce. En vrai, elle est sympathique sans être extraordinaire. Puis on descend à travers les champs. Le chemin, tout en étant différent, est tout aussi sympathique. On doit même traverser un ruisseau (un filet d’eau) au dessus duquel pend un crâne de chèvre. Ca fait peur.
sentier redescendant vers Halki
Un peu avant d’arriver à Halki, on croise un couple de français qui sont au même hôtel que nous. Notre groupe compte donc désormais 5 personnes. Ca nous change du chemin allé où l’on n’avait croisé personne. Seul problème : nos français ne parlent pas anglais, ce qui complique légèrement la conversation ! Juste avant d’arriver, on tombe sur une superbe église. La grosse originalité, bien entendu, c’est qu’elle n’est pas peinte en blanc. Les grecs ont une conception assez originale de l’architecture : peut importe que ton bâtiment n’ai absolument aucune forme, du moment qu’il est généreusement recouvert de peinture blanche. Le pire, c’est que ça marche.
Agios Georgios Dissori
Notre groupe se sépare à Halki. Nous revenons sur la place du village déguster notre première salade grecque.
Salade Grecque :  Il s’agit d’une véritable institution : tous les restaurants sans exception l’ont à leur carte. Il s’agit ni plus ni moins que de tomates, concombres et oignons avec un gros morceau de féta par dessus.
Féta :  Internationalement connu comme « LE » fromage grec. Il s’agit d’un fromage de brebis ou de chèvre dur, qui s’émiette facilement, et qui est très salé. Pour la petite histoire, la Grèce a produit 120 000 tonnes de Féta en 2005. Ok, on s’en fou.
Le problème, c’est qu’on est dimanche. Et que le dimanche, à Halki, tout est fermé. Y compris le fameux magasin d’art « L’olivier », encensé dans nos deux guides. Et la distillerie de Kitron. C’était du moins le cas jusqu’à ce qu’on repasse devant la distillerie. On a donc eu droit à notre visite gratuite et à une dégustation.
Kitron :  Le Kitron, c’est LA liqueur de Naxos. Elle est faite à partir de cédrat et de feuilles de cédratier. C’est un fruit qui ressemble à un gros citron :

C’est bien entendu (la liqueur) une grosse tuerie. Elle arrive en trois couleurs : la verte est très sucrée, a le goût du citron (mais sans l’amertume). Dans la blanche, on sent moins le sucre et plus l’alcool. Dans la jaune, on sent beaucoup l’alcool. La verte est sans conteste la meilleure. De l’avis de notre ami Andreas, c’est excellent et après 3 kitrons le soir, tu n’as pas mal à la tête le lendemain matin.
Manu & Audrey à la plage
Après notre dégustation, on reprend la route : direction : les plages su Sud. Il parait que la plage de Mikri Vigla est superbe. Avec notre carte routière pas ultra précise, c’est pas évident évident, mais on arrive à choper la route qui suit la plage au niveau de Agia Anna, et on descend plus bas que la plage de Plaka. La route est très sympa, mais devient de plus en plus mauvaise (c’est de plus en plus un chemin de terre ou de sable à peine praticable ; à noter que les routes du Sud de l’île sont exclusivement piétonnes). Sur la route, on se ramasse un chat qui se jette sous nos roues ! On faisait quasiment du 30 km/h, ce qui fait que la pauvre bête a juste été légèrement sonnée. On arrive finalement à une plage, quelque part entre Plaka et Mikri. Très sympa … on est absolument seuls sur la plage. Par contre, il commence à pas faire ultra chaud, alors on se baigne pas et on fini par rentrer. Le retour est assez compliqué avec le vent et le froid ; on arrive congelés à Hora. Le soir, le couple de français nous avaient conseillés un bon resto, mais sans nous donner le nom ! On fini dans un resto du guide (Maro’s) pas ultra bon (la salade Naxos étaient franchement décevante). Sur le retour, sur le port, on voit Andreas au bar « Kitron », qui déguste ladite boisson. On s’arrête un moment avec lui afin de discuter autour d’une vraie liqueur locale. Il y a encore une grosse animation sur le port : cette fois-ci, c'est l'équipe de basket-ball locale qui a (soit disant) gagné la coupe d'Europe. Bonne soirée au final … même pas mal à la tête le lendemain matin.

TRAJET ... entre Naxos et Amorgos, en passant par les petites cyclades

Aujourd’hui, nous quittons Naxos pour Amorgos. Lorsqu’il a fallu choisir notre bateau, nous avions le choix entre un départ à 9h et une arrivée à 12h, et un départ à 15h pour une arrivée à 21h. Nous avions choisi le départ à 15h, parceque nous avions la flemme de nous lever, mais aussi parceque nous comptions profiter du voyage pour voir les Petites Cyclades (chapelet d’îles minuscules entre Naxos et Amorgos). J’avais à l’esprit activité plage (mots croisés, bouquins et pique nique) sur le pont du bateau. C’était sans compter sur le temps, venteux et pluvieux. Autre imprévu : le bateau de 15h n’est pas un supertanker. C’est un bateau de taille beaucoup plus modeste. J’ai ainsi le vague pressentiment que la traversée ne sera pas de tout repos.
petite balade matinale à l'église en haut de la montagne
Comme nous avons un peu de temps avant le départ, nous allons voir la petite église dans la montagne qui surplombe Hora. C’est une balade assez sympathique. L’église est bien entendu fermée ; ces églises perdues sont dédiées à un saint particulier, et ouvert seulement le jour de ce saint (avec procession religieuse, messe orthodoxe, et tutti quanti). Après un déjeuner frugale et un cachet de mercalme, c’est partit pour une traversée inoubliable.
bye bye Naxos
le pont désert de l'Express Skopelitis
Le bateau passe par les petites îles d’Iraklia, Shinoussa, Koufonissia, et Donoussa. A Amorgos, il s’arrête d’abord dans la petite ville de Aigiali, avant de s’arrêter au port principal de Katapola. Dans son guide du routard, ma sœur avait noté : « Katapola : pour une soirée, ne pas y dormir ». D’un côté nous avions envie de suivre ses conseils, et d’un autre côté, on est des rebelles, et on avait moyen envie de rester dans un village tout mort. On voulait une grande ville. On était donc partit pour aller jusqu’à Katapola. Nous n’en aurons pas l’occasion.
Iraklia
Shinoussa
Koufonissia
Le Lonely Planet (que j’aurais probablement du lire plus en détails avant de choisir notre ferry) dit : « La traversée constitue une expérience unique. Beaucoup de sièges se trouvent sur le pont, exposés au tangage lorsque le vent se lève. Par mauvais temps, les sacs en papier que distribue l’équipage annoncent la couleur ». Le routard est plus digne de confiance, et édulcore moins la traversée : « ça tangue méchamment à partir de Koufonissia ». Ca reste un doux euphémisme. En face dans nous, dans la cale miteuse et pleine de fumée de cigarette, un vieux grec engage la conversation. On parle du temps, de la grippe mexicaine, puis au bout d’un moment, le type nous dit « ça va tanguer ». On vient de quitter Koufonnissia, il reste 2 heures de trajets. Le vieux grec (qui habite Donoussa) se couche sur sa banquette, et prie. Et ça commence à tanguer méchamment. J’imite le vieux grec pour ne pas tenter le mauvais sort, mais avec le mercalme, ça va. Par contre, pour les autres passagers, ça va beaucoup moins bien. Par les hublots, on voit tour à tour le ciel, la mer, le ciel, la mer, ... L’équipage fait des tours, distribue des sacs en plastiques vides et récupèrent des sacs en plastiques pleins. Une fille à côté de nous est particulièrement malade, le vieux grec est malade, Audrey est malade … tout le monde est malade. Une vieille odeur de vomi se répand dans la cale, accompagnée du doux brut des passagers qui vomissent. Ce qui devait finir par arriver arriva : je fût moi aussi malade. Pis quand tu chopes le mal de mer, même quand ça tangue moins (et ça s’est effectivement un poil calmé entre Donoussa et Aigiali), ben t’es quand même malade. Du coup, Katapola nous a semblé bien trop loin (y’a quand même des gens qui ont hésité à descendre à Donoussa !), et nous descendons à Aigiali.
arrivée à Aigiali, Amorgos
C’est un charmant village à flanc de falaise. Je dois dire que j’en ai que moyennement profité le soir même (les photos datent du lendemain). Audrey n’en mène pas bien plus large. Une grecque un peu bizarre nous indique notre hôtel (nous avons choisi le « village Lakki », conseillé par nos quides). Il faut en fait longer la plage, puisque l’hôtel donne sur la plage (puisqu’il y a une plage à Aigiali). Nous voilà donc dans le noir, avec nos gros sac et la marée montante, à essayer de trouver notre hôtel.
chemin de la plage
notre hôtel : le village Lakki
Et nous y parvenons ! Nous sommes accueillis par une petite grand-mère sympathique qui offre à Audrey une tisane, et à moi un coca (il faut du sucre, pour récupérer). On hérite d’une mignonne maisonnette à côté de la piscine. On mange un repas traditionnel à l’hôtel, composé de choses bonnes … et moins bonnes ! Mais bon, je suis toujours assez moyen (il faut du temps pour se remettre de la traversée), et on part se coucher assez vite.

AMORGOS : la balade des trois villages

Le lendemain matin, ça va (un peu) mieux. Dans le village Lakki, y’a tout un groupe de femmes d’un certain âge avec leurs enfants. Elles ont l’air bizarre. Je suis le seul homme de l’hôtel. Comme le temps n’est toujours pas au beau fixe, nous décidons d’aller faire un tour en bus à Katapola. Oui mais voilà : il n’y a qu’un seul bus par jour, et il part à 10h30. Nous voilà donc coincés à Aigiali. Aussi, nous voulons voir les horaires des ferries ou l’information touristique. Ces lieux sont bels et bien indiqués par des panneaux, mais impossible de trouver l’entrée. La raison, nous la découvrons plus tard : ils sont tout simplement fermés (enfin … sauf l’information touristique, qui est inexistante. De toute façon, dans les îles, si l’information touristique existe, elle est privée, donc elle te filera des infos sur ses sponsors). On tombe quand même sur une sympathique grecque à moitié polonaise, qui parle français et qui nous renseigne volontiers sur les balades à pied. Il y en a notamment une très cool qui part d’Aigiali, monte dans la montagne sur le petit village de Langada, puis suit la crête jusqu’au village de Tholaria. Nous voilà donc partis sur un autre petit sentier.
chemin qui monte à Langada
Audrey sur le sentier
A l’image de notre balade à Naxos, le sentier est encore une fois très beau et très fleurit. Et (une fois n’est pas coutume), il est assez bien balisé). Nous arrivons dans le village de Langada, dans la montagne. Ce village est sublime ; tout blanc, ruelles étroites qui montent et qui descendent (oui, ça vous rappelle quelque chose ?), habitants très sympa. Un vrai coup de cœur ; c’est le village que j’ai préféré.
les rues de Langada
Là, nous décidons d’abandonner momentanément la balade n°4 des trois villages, pour nous lancer dans la balade n°5, qui relaie Langada au monastère d’agios Theologos, puis aux mines. Ca monte méchamment, mais les paysages sont sublimes ; cactus, chèvres, ânes, rochers, vues sur la mer … Les montagnes sont encore dans les nuages.
chemin qui mène à agios Theologos
On arrive finalement au col, et on voit la mer de l’autre côté de l’île. Le monastère est perché dans la montagne, et donne lui aussi sur l’autre côté de l’île.
En haut, y’a des chiens qui dorment au soleil. Ils ont pas l’air vif. Un moine nous ouvre les portes pour qu’on voie l’intérieur de l’église. C’est assez sympathique. A la sortie, les chiens se jettent sur moi. C’est aussi ça le succès.
monastère agios Theologos
Puis on redescend par le même chemin (mais en plus vite), jusqu’à Langada, où nous cherchons notre pitance. Pas facile à 15h ce trouver des trucs ouverts, mais on arrive quand même à trouver une terrasse avec vue sur la montagne, assez pittoresque et tenue par un vieux grec et sa fille.
salade grecque et tzatziki à Langada
On retente bien entendu la salade grecque et le tzatziki. Ils sont excellents. Là, comme ça, je les mettraient dans mon top 5 des salades grecques. Puis on essaie de retrouver le chemin n°4, qui descend brièvement dans la vallée avant de remonter dans le village de Tholaria. Pas évident à trouver, d’autant que le chemin est envahit par les plantes et les fleurs.
chemin en fleurs
Vous appelez ça un chemin vous ? En tout cas, c’est assez sympathique (mais salissant). Ça se poursuit comme ça pendant un certain temps, lors duquel on profite de la vue sur Langada, la vue sur les églises perdues au fond des vallées ou en haut des montagnes, la vue sur Aigiali et la mer. C’est certainement notre plus belle balade.
vue sur Langada
sentier qui mène à Tholaria
On voit particulièrement bien les murets, qui rappellent beaucoup l’Irlande. On se demande quand même à quoi ils peuvent bien servir ; on aurait pu s’attendre à quelques cultures, mais au lieu de ça, c’est fleur, arbustes et mauvaise herbes.
les murets
On arrive finalement à Tholaria, qui rappelle en tous points les autres villages de l’île (construit sur les pentes de la montagne, maisons blanches, chats). L’église est particulièrement belle. Il y a du rouge en sus du bleu. Audrey pense que c’est une hérésie, mais moi je trouve que ça apporte une petite touche colorée sympathique.
église de Tholaria
De ce village, on a une vue particulièrement belle sur la baie et Aigiali. Pour sûr, on ne regrette pas de s’être arrêté là ! Enfin bon, voilà, il commence à faire nuit (mais le temps se découvre), aussi nous décidons de retourner à l’hôtel (le temps de retrouver le chemin n°4 …).
vue sur Aigiali
Le chemin est toujours très fleurit … A noter que lors de la descente, on tombe sur un âne qui bloque le passage. Cette bougre de mule n’aura pas voulue bouger d’un poil, j’ai été obligé d’escaler le petit muret qui délimite le sentier, au péril de ma vie ! Pis une fois que je suis passé, la bête laisse passer Audrey. Va comprendre.
chemin qui redescend à Aigiali
champs d'olivier à l'entrée du village
Arrivé à l’hôtel, nous nous précipitons dans la piscine. Bon, elle est un poil fraîche quand même. Mais c’est la classe. Petit diner sur le port, dans un très bon resto (conseillé par le guide). A cette occasion, nous goûtons une liqueur locale assez sympathique, à base de raki, de sucre et de cannelle.
Raki :  Ni plus ni moins qu’un alcool distillé à partir de marc de raison. Sec, ça a globalement le goût de l’alcool à 90% (c’est dégueulasse quoi). Le même terme est désigné pour divers alcool dans les Balkans et le proche orient. Ainsi, le raki turc – le plus connu – a un goût légèrement anisé. Ce n’est pas le cas du raki grec. Les grecs ont une autre boisson anisée : le Ouzo. On y reviendra. Peut être.

AMORGOS : Hora et Moni Hozoviotissis

Ce matin, pas de courant. Ni d’eau d’ailleurs. C’est des choses qui arrivent. On nous l’avait pourtant dit hier, lorsqu’on était passé au guichet des ferries. Le type nous avait dit qu’il ne bosserait pas le lendemain matin, à cause d’une coupure de courant. Comme c’était déjà fermé le matin même, nous avions tout naturellement conclu que le type était un branleur, et qu’il fermait simplement tous les matins. Hé bien non. On arrive malgré l’adversité à choper le bus de 10h30 avec toute une flopé de petits couples français. Le bus suit la côte, puis plonge dans la montagne pour nous mener au petit village de Hora.
Hora, avec ses moulins
balade dans le village
la place principale
Village fort sympathique au demeurant au sommet des collines qui dominent la mer des deux côtés de l’île. Maisons blanches, églises en veux-tu en voilà (j’en ai compté 4 dans un coin de la place principale), chats. Classique quoi. Le village compte également un kastro (enfin …), et une série de petit moulins en pierre sur la crête. Bon, on se balade, on se balade, mais pas le temps non plus de trop traîner, puisque le monastère Hozoviotissis, LE must see d’Amorgos, ferme à 13h. Nous perdons donc les petits couples français, et nous dirigeons au jugé vers l’antenne radio, qui d’après nos guides est le départ du chemin vers le monastère.
chemin vers Moni Hozoviotissis
C’est effectivement le cas, un petit chemin fleurit descend de l’autre côté de la crête, vers la mer. Tout en bas, il y a la plage Sainte Anne, conseillée par notre guide qui affirme qu’un bus nous redéposerait à Katapola. La fréquence des bus hors saison étant ce qu’elle est, nous ne prenons aucun risque et ne descendons pas jusqu’à la plage.
la baie
La route suit ensuite la côte jusqu’au monastère, perle blanche accrochée à la falaise, qui donne directement sur la mer. Sûr que c’est quand même impressionnant ! En dessous, un petit enclos avec des poules et un âne. Reste qu’il faut quand même se taper une bonne côte pour arriver jusqu’au monastère …
Manu et Audrey devant le monastère
Moni Hozoviotissis
Arrivés en haut, une petite porte permet d’accéder à l’intérieur du bâtiment. Des petits escaliers étroits, entrecoupés de petites pièces, monte jusqu’à une chapelle remplie d’icônes en tous genres (dont une retrouvée dans la mer au pied du monastère). Très sympathique. Un prêtre orthodoxe extrêmement barbu et tout en noir (un peu effrayant quoi) donne amicalement (mais en faisant peur quand même) quelques explications dans un anglais approximatif. A la sortie de la chapelle, un balcon qui donne sur la mer.
Problème : Audrey se fait refouler à l’entrée du monastère. La raison ? Elle porte un pantalon. C’est proprement indécent. On ne peut rentrer qu’avec une robe longue, ainsi qu’il convient à une femme bien éduquée. Fort heureusement, ils prêtent gratuitement des morceaux de tissus propres à laver l’affront. Et qu’importe si ils paraissent taillés dans des rideaux des années 60. Ca le fait quand même. Non ?
Audrey en haut du monastère
A la fin de la visite, un des moines (moins barbu, donc un peu moins effrayant) nous convie dans une petite pièce remplie de portraits de vieux moines barbus habillés en noirs, probablement tous morts depuis belle lurette. Là, on nous offre des loukoums et une liqueur sucrée tout à fait sympathique (à base de raki, de sucre, et de cannelle).
Loukoum :  Hum … en fait j’ai pas grand-chose à dire dessus. Qui ne connais pas cette pâtisserie orientale à base de sucre et d’amidon ? Ha. Autant pour moi.
Puis on repart. Il faut malheureusement repartir par le même chemin, pour retourner à Hora (ou se taper 5 heures de rando pour renter à pied à Aigiali, ce que nous ne sommes prêts à faire qu’en toute dernière éventualité. Si un lézard géant détruit Hora et mange tous les bus, par exemple). Le chemin est sympathique au début, puisqu’on redescend vers la mer. Bien moins ensuite, puisqu’on se retape la montée de la colline jusqu’à Hora. Qu’on a l’occasion de découvrir encore un peu plus.
balade à Hora
Pis bon, tant qu’à faire, on se fait une petite pause gustative. Il faut dire qu’il est déjà 15h, et qu’on a bien les crocs. Petit restaurant sur une petite place, coca bien frais, salade d’Amorgos (même principe que salade de Naxos ou salade grecque). Que demander de plus ?
notre resto à Hora
A part peut être ne plus être emmerdés par un chat qui cherche – lui aussi – à bouffer ? Après le repas, on décide d’aller à pied à Katapola. Il y a potentiellement un chemin pédestre qui y mène. Problème : d’une part, j’ai oublié la carte des randonnées pédestres à l’hôtel. D’autre part, cette carte est de toute façon bien trop imprécise pour nous permettre de localiser le début du chemin. En suivant les indications de la serveuse, on tombe sur une route qui commence de façon fort sympathique, mais fini entre la route et des chemins assez pourris. ‘Fin bon, on fini quand même par arriver à Katapola.
Katapola
La ville est assez décevante ; finalement on a eu bon ton d’aller à Aigiali. La ville est coupée en deux par une petite plage ; à droite, le port principal et quelques tavernes. A gauche … trop loin. Au milieu, des moutons et une cathédrale. Bizarre, je vous l’accorde. On se balade quels temps sur le port, on regarde un type galérer sur sa planche à voile, puis on rouille en attendant le bus. Le guide indique un bar « Le grand bleu », mais on trouve pas (ça doit être dans l’autre moitié de la ville). Tout ce qu’on trouve, c’est la pension « The big blue ». Pourquoi cet amour du bleu me direz-vous ? C’est bien simple : le film éponyme de Luc Besson a été en partie tourné à Amorgos. On fini par rentrer avec le bus. Avec un changement à Hora, mais c’est pas grave … ici, le bus, apparemment, c’est gratuit. D’ailleurs un type fait des pieds et des mains pour payer mais le chauffeur ne veut rien entendre. Probablement parceque ça l’emmerde de faire la monnaie et de produire un ticket.
Le soir, on va manger une assiette gyros fort sympathique sur le port. Un type sur un espèce de parapente essaie de se tuer. Soirée tranquile quoi. Demain, contre tous les avis reçus, nous partons pour Santorin.

TRAJET ... entre Amorgos et Santorin, arrivée à Oia et coucher su soleil

Départ un peu tôt … notre bateau part à 6h55 ! Bien entendu, pas de petit déj à l’hôtel (ils sont encore loin d’être levés à cette heure). Mais bon, en même temps, les petits dej sont pas top, alors c’est pas grave. Notre bateau est cette fois-ci un des énormes bunkers qui joignent Naxos en 2 heures.
bateau quittant Amorgos
Grosse escale à Naxos, puisque nous arrivons à 9h du mat, et que le bateau pour Santorin part à 12h55. Nous décidons d’aller passer une partie de notre escale à la plage de Naxos (Agios Georgios, rappelez-vous). On rejoint très facilement la plage en passant par le port.
escale plage à Naxos
La plage est bondée (enfin … disons qu’un peu plus loin y’a du monde). Pourtant, il est tôt. Il s’agit de plein de gamins grecques. Pas trop idée de pourquoi ils sont là au lieu d’être à l’école, mais bon. Peut être c’est l’armistice de la deuxième guerre mondiale pour les grecs. On rouille tranquillement sur la plage une bonne partie de la matinée … c’est assez sympa. Y’a des chats, et des chiens de promeneurs qui chassent les chats. Ca fait du spectacle. Au bout d’un moment, on revient sur le port.
port de Naxos
On prend brièvement un sandwich à la boulangerie du port, mais je préfère pas trop manger (parcequ’après on a bateau). On se prend aussi une glace et un jus sur le port, histoire de profiter une dernière fois de Naxos. Puis vient l’heure du départ. On a la surprise de retrouver Andreas, notre ami allemand, sur le ponton du bateau. Lui aussi va à Santorin. On se pose tous les trois sur le pont, au soleil, et on profite (enfin !). Le trajet n’est pas trop long, et on arrive à Santorin en fin d’après-midi. L’arrivée est assez impressionnante, et tous les passagers se pressent sur le pont pour voir la fameuse perle des Cyclades.
arrivée à Santorin
Santorin est spéciale à plus d’un titre. Déjà, c’est l’une des rares îles dont le nom ne se termine pas par « os ». Ensuite, l’île a deux noms, ce qui fait que c’est parfois un peu compliqué de s’y retrouver : Santorin – Santorini en anglais – et Thira – ou Théra –. La ville principale ne s’appelle pas Hora, mais Fira. Ou Thira. Ou Théra, bien entendu. Voyez bien que c’est pas compliqué. Notre destination est le petit village d’Oia, situé à l’extrémité Ouest de l’île. Enfin bon … on dit petit village, mais c’est quand même assez étendu. On est plus à Amorgos.
village d'Oia
L’île de Santorin est impressionnante, car elle est en fait le cratère d’un immense volcan immergé, responsable de la plus grande éruption du monde antique, dont en retrouve les traces jusqu’au Moyen Orient. Le routard suggère même que le tsunami résultant de l’explosion volcanique aurait permet à Moïse de traverser la mer Rouge (reflux), avant d’engloutir des armées de Pharaon. Toujours est-il que cette éruption mis fin à la civilisation minoenne, et fut probablement à l’origine du mythe d’Atlantis. Pas le truc qui arrive tous les jours quoi.
L’île formait donc un cercle quasi parfait, entouré par la mer, et avec la mer au milieu (il s’agit en fait non pas du cratère, mais d’une caldeira). Suite à diverses éruptions et tremblement de terre, le cercle s’est brisé et des îlots ont apparus dans la caldeira. Reste un superbe arc de cercle montagneux, entouré par la mer, et qui possède des strates de toute beauté (dont pas mal de cendres).
Caldeira :  On pourrait croire que ça fait classe de dire « caldeira » pour désigner la mer qui recouvre le cratère. Tous les guides usent et abusent du mot. En fait, c’est un vrai terme géologique, qui signifie purement et simplement que les bords du cratère se sont effondrés, formant une surface plane recouverte d’eau. Comme quoi tout s’explique.
arrivée à Santorin
Arrivés au port, c’est un le gros bordel : des gens de partout, des hôteliers qui cherchent à vendre des chambres à tout bout de champ, une vraie ruche. Nous avions trouvé un hôtel, mais le type qui est là attend une personne précise et nous envoie bouler. Qu’à cela ne tienne ; nous prenons le bus municipal jusqu’à Fira, puis un autre bus jusqu’à Oia. Le bus passe par plein de petits villages, et permet de découvrir l’île plus avant. D’un côté, la falaise à pic sur la caldeira. De l’autre, une plaine quasiment plate qui donne sur des plages de sable noir. Sacré bout d’île.
Oia
Arrivés à Oia, on tourne un peu. La ville est sublime ; hôtels et restaurants à fleur de roche, maison blanches, rues piétonnes avec vue sur la caldeira. L’hôtel que l’on visait est plein. Les hôtels avec vue sur la caldeira sont hors de prix. On finit par trouver une chambre qui ne donne pas sur le cratère, mais qui est peu onéreuse et donne accès à une piscine et un jacuzzi qui eux donnent sur la caldeira. Puis petite salade grecque avec vue sur la caldeira, et promenade dans Oia.
église au toit bleu surplombant la mer : l'image des Cyclades
Ici les murs sont bien blancs, et pour cause : comme la saison touristique va commencer, ils ont tous été repeints. Et oui, ils sont pas fous les grecs. Ils ont bien compris que ce qui plaisait dans les Cyclades, c’était les maisons blanches aux toits bleus. Et comme le blanc, c’est salissant, ils repeignent tous les ans. Pas toujours avec beaucoup de finesses d’ailleurs (à Naxos ont avait remarqué qu’ils en foutaient un peu partout sur les rochers qui entouraient les bâtiments).
La différence avec Amorgos est palpable est un peu difficile à supporter ; hier encore, on se promenaient comme si on était seuls au monde. Ce soir à Oia, on est oppressés par une foule impressionnante de touristes de tous horizons. La ville est cela dit magnifique. Santorin est apparemment une destination privilégiée ; on croise beaucoup d’asiatiques, et des gens venus faire des photos de mariage. Un couple d’indiens nous avouera avoir choisi leur lune de miel dans les trois lieux les plus romantiques d’Europe : Santorin, Venise, puis Paris.
Audrey à Oia
Oia est surtout connue pour ses couchers de soleil, d’après nos guides, les plus beaux du Monde. Voir de l’Univers. En tout, cas, il y a foule dans les ruelles qui bordent la caldeira pour l’admirer. Une foule assez dense se concentre dans le petit kastro, qui est parait-il le plus beau spot pour l’admirer. Et c’est vrai qu’il est quand même beau, ce coucher de soleil.
coucher de soleil à Oia
Une fois le soleil coucher, la ville retentit d’une énorme vague d’applaudissements. Les touristes, impressionnés par le spectacle, manifestent ainsi à l’astre l’expression de leur plaisir. On les sent aussi un peu soulagé ; comme si des fois le soleil plantait son coucher.
Oia by night
On rentre vers notre hôtel, et mangeons dans un très bon resto (merci les guides) avec vue sur la caldeira (off course). Au son des chats en chaleur. La ville grouille de chats et de chiens. Ces derniers passent leur temps couchés par terre à somnoler. Il faut dire que si les villes grecques sont remplies d’animaux, c’est un peu parceque les villageois les nourrissent ; ils laissent des croquettes dans la rue.

SANTORIN : Paradise beach, et balade jusqu'à Fira

Le lendemain, petite balade matinale jusqu’à la boulangerie la plus proche ... Pas de petit déj à l’hôtel. Alors il faut bien improviser … pain, nutella, jus d’orange. Et petite nage digestive dans la piscine de l’hôtel, avec vue sur la caldeira (est-il vraiment besoin de préciser ?).
piscine de l'hôtel
Puis, nous partons pour une petite balade à pied pour la plage la plus proche. Le nom est prometteur : « Paradise Beach ». Elle est située de l’autre côté de l’île rapport à la caldeira, et possède un sable noir (normal, l’île est constituée de roche volcanique). La plage est quand même un poil décevante car il y a des algues qui traînent, et elle est pas ultra propre. Mais bon. Du sable noir. Quand même.
Paradise Beach
Sur le chemin du retour, on passe devant un des Domaines de l’île. Santorin est célèbre pour ses vins (sol volcanique donc très fertile). On peut voir un peu partout des vignes pousser dans le sol rocailleux ; c’est très sympa. Une fois rentré à Oia, on prend rapidement une pizza (avec vue sur la caldeira), avant de partir en balade. On a décidés de faire le chemin qui mène à Fira, la capitale de l’île. La balade est parait-il très sympa, et on a rendez-vous avec Andreas, notre ami allemand, pour dîner ce soir.
le chemin vers Fira
Ca monte sévère au début, et il y a quelques marcheurs avec nous. Mais bon ; le chemin longe la caldeira, et surplombe Oia, autant dire que le paysage est extrêmement sympathique. On arrive en haut de la montagne avec des paysages aux couleurs incroyables : du orange, du noir, du violet … on se croirait dans un film de Tim Burton.
en haut de la montagne
On a une superbe vue sur l’île qui forme un croissant. Le chemin redescend, puis remonte, puis redescend. C’est quand même fatiguant. Pis c’est long. Mais bon, on a pas la pression ; on s’arrête à un moment stratégique à une petite bicoque qui vend des boissons fraîches. Avec vue sur la caldeira.
là où on va
Après la bicoque, c’est le moment « critique » du chemin : on est obligé de marcher sur la route. A cet endroit précis de l’île, y’a pas la place pour à la fois une route et un chemin ; on est à pic des deux côtés sur la mer. C’est aussi à ce moment là que l’on remarque que le clébard qui marche avec nous n’est en fait pas celui des gens qui marchent devant. Il vit sa vie. Mais il a surtout l’air de la vivre avec nous. Probablement parcequ’on est de bonne compagnie.
derrière les rochers, la plaine
la plaine
L’autre côté de l’île est constitué d’une plaine désertique, avec quelques maisons et des moulins. C’est presque aussi sympa que le côté caldeira. J’ai dis « presque ». A un (autre) moment stratégique, la route mène à une église au toit bleu. On apprendra plus tard d’Andreas que cette église donne sur les deux côtés de l’île, et qu’il s’agit de son spot préféré. Pour nous, c’est surtout l’occasion d’une ruse habile pour perdre le chien qui nous suit.
d'où l'on vient
Un peu plus loin, on commence à arriver à des hôtels et villages de vacances un peu chics et isolés. Les piscines nous font quand même un peu envie ; aujourd’hui, le soleil tape fort, et y’a pas un brin d’ombre sur le chemin. On arrivera finalement à la banlieue nord de Fira, Firostefanie (qui surplombe le centre de Fira), puis à Fira même.
Fira
Fira est tout de même très différente de Oia ; certes, ça reste des maison et hôtels troglodytes qui donnent sur la caldeira. Mais là où Oia fait petit village de vacances, Fira fait ville de la côte d’Azur blindée de touristes. La rue qui longe la caldeira est moins sympathique que celle d’Oia, la vue un peu moins belle, et il y a moult ruelles derrière la première rangée de maison, qui comportent boutiques de bijoux, tee-shirts et autre bicoques pour touristes.
rayon de lune sur la caldeira
On retrouve facilement Andreas, qui nous amène dans un restaurant grecque sympathique et bon, dans lequel le chef est capable de traduire sa carte en français, allemand, et italien. C’est fort bon, et on fini par un dernier vers avant de reprendre le bus pour Oia. Andreas et moi tentons un raki. C’est franchement immonde. Audrey prend un ouzo.
Ouzo :  C’est la boisson nationale grecque. Il s’agit ni plus ni moins que du pastis, en bien moins bon. Il est moins riche en goût (pas de fenouil, pas de réglisse, ça ne sent que l’anis), et c’est beaucoup plus fort en alcool. Bref, c’est presque aussi mauvais que le raki.

SANTORIN : balade en bateau dans la Caldeira, visite du volcan

Aujourd’hui, objectif caldeira. Un bateau doit nous mener sur Nea Kameni (nouvelle coulée ; l’île qui correspond au cratère actif de Santorin), les sources thermales de Palea Kameni (ancienne coulée), et Thirassia (grande île qui fait partie du bord du cratère, mais qui est séparée de l’île principale). Départ du petit port d’Armeni, situé juste en dessous de notre hôtel (il faut quand même descendre un nombre de marches conséquent). Un petit bateau en bois blindé de touriste passe nous prendre à 10h, et nous fait quitter Oia.
Audrey sur le bateau
arrivée du bateau à Nea Kameni
Sur l’île, nous sommes rejoint par un autre bateau qui vient de Fira, et par notre guide, une forte personnalité locale qui parle français, anglais, et grec (je pense). Commence une petite balade sur l’îlot désolé et désertique, qui n’est constitué que de magma. Une partie de l’île est en fait le cratère actif du volcan : il y a de la fumée qui sort du sol (c’est pas super flagrant ni super impressionnant, mais quand même. De la fumée qui sort du sol.). Ca sent bon le souffre, et si on creuse un peu le sol on commence à avoir un peu chaud. Un volcan quoi.
Nea Kameni
Notre guide nous raconte quelques anecdotes, pas grand-chose d’intéressant. A une époque, les éruptions étaient très touristiques. Mais bon, ça doit faire 50 ans qu’il n’y en a pas eu. Il y a des photos de la dernière éruption, ça avait l’air assez cool. Les habitants auraient plus peur des séismes que des éruptions, et on peut pas leur donner tord quand on sait les dégâts du dernier séisme.
Nea Kameni
Puis on remonte tous sur le bateau (ils font tenir deux bateaux dans le même, c’est quand même bizarre), et on passe à deux doigts de laisser sur place un petit couple de touristes. Le bateau nous amène rapidement au large de Palea Kameni, vers une église. La guide nous annonce que les sources thermales sont situées derrière l’église, qu’elles sont à 25°, mais que le bateau ne peut pas nous y emmener. Pour les rejoindre, il faut nager 200 mètres dans une eau à 17°.
sources thermales à Palea Kameni
C’est un véritable challenge. J’étais en lutte avec mes convictions personnelles, qui m’interdisent toute baignade dans une eau à moins de 20°, mais la perspective d’une eau à 25° sut venir à bout de ma résistance. Audrey n’eu pas les mêmes réflexions. Soit disant, la perspective de se baigner avec 150 touristes ne l’attirait pas. Foin de vaines discussions ! Je m’élance dans l’eau, et c’est vrai que ça caille quand même. Après une longue nage, on arrive dans une eau avec très peu de fond. La guide nous avait dit de se mettre là où des bulles remontent à la surface. Ca donne quand même moyennement confiance, mais bon. On s’exécute quand même. L’eau n’est pas franchement aussi chaude que ce que j’espérais. Mais bon. C’est compensé par le spectacle des filles qui s’enduisent généreusement de boue ocre, parait-il bonne pour la peau.
le port de Thirassia
Le bateau nous mène ensuite dans un petit port de Thirassia, où il nous dépose pour déjeuner. Le port est blindé de restaurants qui ne vivent que par les tours operators qui leur amènent leur lot de touristes. La guide nous conseille d’ailleurs l’un des restaurant. Très peu pour nous ; nous décidons de monter dans le petit village de Manolas, qui surplombe la baie. La montée est assez dure, et rendue compliquée par les touristes qui montent à dos d’âne (le chemin est pas large). Mais la vue vaut le détour.
déjeuner à Manolas
On se pose dans le premier restaurant du village. Une étude ultérieure plus approfondie nous apprendra de toute façon qu’il s’agit du seul resto ouvert. Le resto a vue sur la caldeira, donc c’est toujours sympa. Une petite partie des gens du bateau sont sur place. C’est assez chère (trop pour ce que c’est !), et c’est essentiellement des slouvakis.
Slouvaki :  C’est des brochettes. Ni plus, ni moins.
On a le choix entre poulet, viande, thon, ou calamar. On est servi en salle. Problème : le serveur ne sait jamais qui a commandé quoi … s’en suit une bagarre quasi générale pour réussir à récupérer ses brochettes. Ici, il faut se battre pour manger. Une brochette ça se mérite. D’autant que pendant que tu bouffes, les chats te regardent avec leurs grands yeux tristes et insistants. Ils n’auront rien. Fô quand même pas déconner.
petite église à Manolas
Après le repas, on a tout juste le temps pour faire une (très) courte balade dans les rues de Manolas. Le village a l’air assez sympathique. Il y a notamment un mignonne petite église. Puis on repart et on retourne à Oia en bateau. Après une telle journée, il faut se détendre. Chacun son truc : jacuzzi pour Manu, piscine pour Audrey.
Manu dans le jacuzzi
Audrey dans la piscine
Puis petite balade dans les rues de Oia. On essaie de localiser la poste (cartes postales obligent), et on se balade un peu en attendant le moment fatidique : le fameux coucher de soleil d’Oia. Comme c’est notre dernier soir ici, pas question de le manquer !
Audrey à Oia
On se place donc stratégiquement vers le kastro, et on profite du spectacle. Il y a quand même beaucoup moins de monde que la dernière fois (ou on s’est habitués ?). Un chat errant vient se faire câliner par les touristes. Pendant qu’Audrey regarde les chiens et chats du quartier se balader, se regarder en chiens de faïence, et se faire nourrir, je décide de me déplacer pour avoir un plus bel angle sur le coucher de soleil. Ca passe par des petites ruelles étroites et escaliers tortueux, qui passent parfois chez des gens. C’est assez fun.
coucher de soleil à Oia
C’est encore une fois une réussite, et les gens ne s’y trompent pas et applaudissent abondamment. On rentre ensuite dans notre quartier pour dîner ; on retourne en fait au premier resto que l’on avait fait à Oia (et qui, on vient de s’en rendre compte, est recommandé par notre guide).
dernier resto sur la caldeira
Pizza, pâtes, et vin du pays. Audrey a pris un vin rouge sucré très très bon, qui ressemble à s’y méprendre à un kir. Il pourrait s’agir du célèbre vinsanto (qui signifie : « vin de Santorin »), qui est un vin doux naturel sans adjonction d'alcool. Puis on rentre … demain, on retourne à Athènes !

SANTORIN : la plage de Perissa, Fira

Le matin, petit déjeuner avec vue sur la caldeira (c’est le dernier jour, on en profite). On tente par la même occasion le fameux pain grec (beaucoup consommé par les locaux), qui consiste en un petit pain aux sésames en forme de cercle. Un peu sucré, c’est très bon. Puis il faut bien partir ; nous prenons le bus pour Fira.
l'adieu à Oia
Arrivé à Fira, nous allons déposer nos sacs dans l’agence de voyage dans laquelle nous avons retiré nos billets de bateau. Apparemment il n’y a aucune consigne à Fira. On décide de prendre le bus jusqu’à Perissa, célèbre pour sa plage de sable noir de 10 km de long. Le routard trouve que c’est trop « côte d’Azur », mais bon, en dehors de la période touristique, ça doit être sympathique. Pis on veut voir une plage propre. Le bus que l :’on voulait prendre a été annulé pour d’obscures raisons (pas d’école), on, doit donc attendre 30 minutes à Fira. Une fois partis, le bus met 100 000 ans pour arriver à Perissa ; il passe par tous les petits coins de campagne, et à la dernière minute fait un détour de 150 km pour déposer deux personnes. La loose.
plage de Perissa
On longe une bonne partie de la plage ; elle est bordée par des resto cool et il y a pas mal de parasols et transat. C’est quand même sympa. On fini par se poser dans un resto cool pour manger une bonne salade grecque. Puis, avant de prendre le bus du retour, nous décidons d’aller faire une petite balade dans la montagne. La balade est assez sympa ; Audrey trouve un « raccourcis » qui nous fait faire un poil d’escalade, et on finit par arriver à une petite église avec vue sur Perissa.
vue sur Perissa
Puis il faut redescendre … et surtout ne pas rater le dernier bus (17h15 , le suivant nous faisant rater notre bateau). Si tant est que le buis n’est pas purement et simplement annulé comme le bus allé. Petit moment de stress pour Audrey, mais tout est bien qui finit bien, et nous nous retrouvons à Fira en temps et en heure. Nous nous posons tranquillement sur la promenade qui longe la caldeira, et dégustons une petite glace en attendant le bus pour le port.
à Fira
Le bus reprend la longue route en lacets qui descend au port. Nous arrivons avec quand même un poil d’avance. Le bateau fini quand même par arriver ; changement de compagnie (Anek, alors que nous prenions uniquement du Blue Star). A l’intérieur, le bateau ne ressemble pas exactement à la brochure.
notre bateau
D’ailleurs on avait pas pris les places premier prix, mais on aurait dû : pas de différence dans les deux premières catégories ! On se trouve un petit canapé en intérieur inutilisé, et on se pose tranquillement. C’est mieux que les sièges quand même ! Audrey arrive à dormir un peu … moi un peu moins. On se rattrapera à Paris.

ATHENES : visite de l'Acropole et de l'agora antique

Arrivée somme toute un peu matinale … 4 heures 30. Coup de bol, le métro fonctionne (cette fois-ci). Ca nous fait quand même arriver un peu tôt dans le centre d’Athènes : la ville est vidée de ces habitants, remplacés façon « 4ème dimension » par des clébards endormis dans la rue. On pose nos sacs dans les consignes de Monastiraki, avant d’aller manger un morceau à Syntagma, dans une chaîne appelée Evrest, qui est en fait une mauvaise copie de Starbucks Coffee (c’est dire). Je vais maintenant faire une (petite) digression sur l’alphabet grec.
Alphabet grec :  Tout comme l’alphabet cyrillique, l’alphabet grec est un peu sioux. Voir carrément fourbe. Il y a des lettres qu’on est incapable de lire. Et il y a des lettres qui nous sont plus familières. Le truc, c’est qu’au sein des lettres que l’on connaît, certaines n’ont pas du tout la prononciation que l’on pense. Exemples :
H se prononce "i"
P => "r"
Y => "u"
X => "kh"

Ca rend quand même le décryptage des noms de rues un poil compliqué.

Après une petite balade dans le quartier piéton (Athènes possède désormais 13,5 km de rues piétonnes reliant les divers sites archéologiques), nous arrivons à l’Acropole.
l'Acropole
Le site est évidemment fermé (ouverture à 8h). On en profite pour faire le tour jusqu’à l’entrée principal, et faire un petit coucou aux chats qui pullulent dans les ruines. Après une petite heure d’attente, le site ouvre et nous sommes les premiers entrés ! C’est très sympa de découvrir le site complètement vide. On commence par voir l’odéon d’Hérode Atticus, qui est un grand amphithéâtre qui domine la ville.
l'odéon d'Hérode Atticus
Le chemin monte ensuite sur la colline jusqu’au sommet, qui comprend deux temples : le Parthénon et l’Erechtheion. Acropole signifie en fait « ville haute ». Mais si elle a été habitée par le passé, mais l’Acropole telle qu’on la voit a été édifié eu 5ème siècle (après la victoire sur les Perses à Marathon) par Périclès, et ne contient que des temples dédiés à la déesse Athéna. Le joyau du site, c’est évidement le Parthénon. A ne pas confondre avec la Panthéon parisien.
le Parthénon
Audrey & Manu devant le Parthénon
Quand on découvre le site, toujours en travaux, on est en droit de se dire qu’un tel patrimoine n’aurait jamais du être entre les mains des grecs. Restaurations malheureuse, temples complètement démontés pour être remontés plus tard … la plupart des travaux ont débutés en 1997 et sont loin d’être finis. L’acropole est un immense site de fouille, où des types jouent au puzzle avec des morceaux de cailloux gros comme le poing. C’est loin d’être gagné. Dernière blague en date : le musée de l’Acropole a été fermé, et un nouveau musée est en cours de construction. Il devait être fini en 2005. Il n’est pas encore ouvert à ce jour ; par contre, ils avaient décidé d’abattre un temple afin d’aménager une vue sur l’Acropole depuis le musée ; riche idée n'est-ce pas ?
travaux sur le Parthénon
Le deuxième temple super connu est l'Erechtheion. Il est moins abîmé que le Parthénon, et possède un portique bordé de statues de jeunes femmes très connu (les Caryatides). Petite anecdote : un grand concours entre les Dieux eu lieu pour savoir qui aller donner son nom à la ville. C’est celui qui ferait le présent le plus utile qui serait choisi. Poséidon frappa la roche de son trident, et offrit un cheval. Athéna fit pousser un olivier. Athéna fût choisie, d’une part parceque les grecs aiment bien bouffer, et que tout ce qu’ils bouffent est copieusement arrosé d’huile d’olive, et d’autre part parcequ’on a jamais réussi à faire descendre le foutu cheval de la colline. Sinon, la ville se serait appelée Poséidonia. Bref. l'Erechtheion a été bâtit à l’endroit où Poséidon a frappé le sol de son trident.
l'Erechtheion
les Caryatides
On redescend ensuite tranquillement vers la ville. D’ailleurs il est temps : il est 9h, et les cars de touristes comment à arriver et immerger le site. Le dernier site important est le théâtre de Dionysos, qui a quand même pas mal ramassé. Couché au pied de la colline, ce n’est plus que l’ombre de ce qu’il a été. Il y a une porte qui sort de l’Acropole juste en dessous, et on y croise d’ailleurs par pur hasard Dominique (qui était avec nous au Vietnam) et son amie.
le théâtre de Dionysos
Ensuite, on se balade un peu dans les rues de la ville, on fait un peu de shopping (on a même trouvé une bouteille de Kitron !), on mange un morceau, on traînasse quoi.
A noter qu’il y a pas mal de magasin d’icônes et autres objets religieux (tu m’étonnes, vu le nombre d’églises). A noter aussi qu’on a tourné un certain temps sans trouver rien à grailler : y’avait que des magasins de fringues !
les rues d'Athènes
Deuxième et dernière visite de la journée : l’agora antique. Il s’agit d’un immense espace vert dans le centre d’Athènes, couvert de ruines et statues diverses. Le portique d’Attale, centre commercial antique, a été reconstruit à l’identique dans les années 50 grâce au financement de Rockefeller. Certes, ça fait un poil plus récent que les autres temples, mais ça a quand même de la gueule ; on regrette quasiment qu’ils aient pas fait la même chose partout. Deux autres bâtiments sont encore debout dans l’agora (en sus du portique) : l’église des Saints Apôtres, et le temple d'Héphaïstos. Ce dernier a encore fière allure ; construit sur une petite colline, il donne une belle vue sur toute l’agora, et fait face à l’Acropole.
le temple d'Héphaïstos, dans l'agora antique
Puis vint l’heure fatidique du départ. Nous voilà donc de retour à Paris, la tête pleine de souvenirs. Je me souviens de balades en pleine nature, sans avoir croisé une âme qui vive. D’un monastère blanc accroché au rocher, surplombant une mer turquoise. D’une île volcanique sublime, avec ses villages accrochés au sommet du cratère comme quelque couronne neigeuse. De villages blanc et bleus avec leurs étroites rues entièrement piétonnes. Et il restait encore tant à visiter ! On n’a quasiment pas fait de plages, et on n’a pas non plus visité beaucoup de sites archéologiques en dehors d’Athènes. L’île de Délos, centre et joyau des Cyclades, est notamment l’un des sites les plus visités de Grèce (c’est un peu leur équivalent de notre Mont Saint Michel). Ben va falloir y retourner, voilà tout.

Manu, le 7 juin 2009 à Paris.