Spectacles - les concerts



MIKA - 24/10/2007

au Zénith , Paris

Album : Life in cartoon motion

Durée approximative : 1H50

playlist

- Relax
- Big Girl
- My Interpretation
- Billy Brown
- Any Other World
- Stuck in the Middle
- Ring Ring
- How Much Do You Love Me
- Holy Johnny
- Happy Ending
- I Want You Back
- Love today
- Grace Kelly
- Lollypop
- Relax

La première partie

La première partie, la chanteuse Yelle, est très probablement la pire que j’ai jamais vue. Il y a trois musiciens sur scène : un batteur qui sert à rien, les éventuels sons pouvant sortir de sa grosse caisse étant noyés sous les gros sons électro, un DJ autiste qui remue la tête comme un chien en plastique à l’arrière d’une voiture, devant un écran pc, et la chanteuse Yelle. Elle est habillée d’un magnifique collant zèbre, et d’un tee-shirt jaune. Elle porte aussi un joli collier rose, et un bracelet orange phosphorescent. La classe. Une certaine classe, du moins, pour qui est fan du début des années 90 ou encore de la chanteuse Lio en début de carrière. Sa voix est bien entendu insupportable, presque autant que la musique, qui varie du son électronique minimaliste à de la grosse techno moisie. La chanteuse nous effectue tous les plus grand mouvements de danses du début des années 90 (décidemment), et les paroles varient de la chanson pour enfant de 6 ans à la chanson frivole pour pré-ado en mal de sexe. Bref, j’ai bien failli quitter la salle, et ç’eut été dommage.

Le concert

Puis arrive le concert proprement dit. Un énorme ballon bleu sur scène, qui explose pour laisser la place à un ange doré. Le noir. Les fans commencent à hurler ; Mika est à peine arrivé qu’il y a le feu dans la salle. Je perds 3 sur chaque oreille, et les ultrasons fissurent le verre de ma montre. Lumière : Mika est sur scène, et on entend le son de « Relax », son premier single (qui est une reprise sympathique). Ca commence doucement, ça nous permet de nous familiariser un peu avec le personnage. Mika est jeune, forcément ; beau gosse, cela va sans dire. Il porte un petit pantalon blanc moulant coupé comme dans les années 60, une chemise blanche tenue par des bretelles, et une veste qu’il mettra peu de temps à laisser tomber. Ce garçon respire la sympathie. Deuxième chanson : une grosse dame en plastique est gonflée au fond de la scène pour illustrer la chanson ; bientôt deux danseuses affichant un certain surpoids arrivent sur scène en tut bleu. C’est énorme. Troisième chanson : un piano est amené sur scène. Quelques notes, puis Mika s’arrête : « un moment ! ». Puis d’expliquer qu’il chante toujours avec le piano tourné vers la gauche, et que ce soir il aimerait bien changer. Et il essaie de bouger le piano, rapidement aidé par deux techis du Zénith affolés. Mika parle couramment français, et il est extrêmement agréable de l’entendre dire quelques mots dans la langue de Molière entre les chansons. Le concert, malgré un seul album de 40 minutes, dure assez longtemps ; j’irais presque jusqu’à dire 3 fois plus longtemps qu’un concert des Killers. Mika a une voix sublime qu’il use sans forcer, écrasant la choriste (qui a pourtant du coffre) sans effort apparent. Il a l’air de prendre énormément de plaisir sur scène, et ses musiciens aussi (une batteuse black, un bassiste asiatique blond, un guitariste). Du coup, ça respire la joie et la bonne humeur, et on passe vraiment un moment très agréable. Il y a moult instruments, du banjo à la basse lumineuse, en passant par du piano et une batterie en forme de poubelle. Mika a aussi une énergie incroyable ; il court, saute et bondit sur scène. Il a une certaine présence et sait en user. Le show fait parfaitement rodé, pas mal d’effets (un énorme squelette amovible, la grosse dame en plastique, un gros M blanc avec une danseuse à plume dessus, et un final extraordinaire sur lequel je vais revenir). Les quelques chansons hors album sont passables. Les chansons de l’album sont magnifiées par l’interprétation live de Mika. Quand il fait tomber la chemise et reste avec pour seul vêtement son pantalon blanc moulant, on ne peut s’empêcher de penser à ce chanteur homosexuel moustachu, disparut prématurément. La ressemblance est frappante (sauf que Mika est de surcroît joli garçon), et on se dit que ça y est : les temps sombre sont finis. Un nouvel Elu est descendu sur Terre. Alléluia. Il a tout : la beauté, le talent, le génie même, une voix extraordinaire, et une extravagance bienvenue. Appelez moi le manager de Queen, qu’il me vire Paul Rodgers. Le final est certainement le meilleur que j’ai vu : un panneau blanc orné de rideaux rouges set de décors pour un spectacle d’ombres chinoises. Mika et ses musicos ont tous un déguisement d’animal (lapins, poussins) et font des gestes anodins (puis non dénué d’une certaine connotation sexuelle). Sur ce, un lapin arrive avec un nunchaku et se met à latter les animaux. Mika arrive, déguisé en crocodile, et vire le lapin avec un écriteau : « bad bunny ». Le rideau tombe, et les musiciens entament la dernière chanson toujours dans leurs déguisements, avec des énormes ballons dansants au dessus du publique et une pluie de confettis. A la toute fin, Mika revient pour un dernier rappel : « Alors Paris ? On recommence ? ». Et de chanter la première chanson du concert. On recommence quand tu veux mon grand.